Posté le Samedi 22 novembre 2008
A force de travestir la vérité, les uns pour s’attirer les grâces présidentielle, les autres pour éteindre la polémique avant même qu’elle n’ait vue le jour, certains médias ont perdu en crédibilité. En pratique, le mérite en revient essentiellement à Paris Match doublement épinglé pour des photos retouchées. Pour son galop d’essai, l’hebdomadaire avait finement tenté de dissimuler les bourrelets disgracieux d’un Nicolas Sarkozy fraîchement élu à la tête du gouvernement. Puis s’était efforcé, plus d’un an plus tard, d’effacer la présence d’un garde du corps présidentiel à l’occasion de la visite du Pape Benoît XVI en France. La retouche avait été si grossière qu’une jambe du bodyguard avait été oubliée…
Dernièrement, le quotidien Le Figaro s’est aussi illustré en la matière en éclipsant, sur une photo de Rachida Dati, une bague estimée à 15 000 euros. « On assume. On ne voulait pas que la bague soit l’objet de la polémique alors que le vrai sujet était la pétition des magistrats »se défend la rédactrice en chef du service photo du Figaro dans les colonnes de l’Express.
Malignes les rédactions, mais il en est toujours de plus malignes pour remarquer la supercherie. Au premier rang desquelles, celle de l’Express, la première à dévoiler la disparition des bourrelets du président, en août 2007. La première, aussi, à s’être aperçue que la bague de Rachida Dati avait été supprimée.
Quand les médias parlent aux médias, l’artillerie lourde est de sortie et les coupables cloués aux piloris. La guerre des titres depuis longtemps déclarées, n’a pas fini de faire des victimes.









